Le Dialogue Me Fua?

L’année 2016, enfin, nous y sommes. Une année de tous les enjeux. C’est une année essentiellement électorale si l’on s’en tient au strict respect de la constitution. Et cela à tous les niveaux : présidentiel, législatif, urbain, municipal et local. Une bonne frange de la classe politique congolaise et surtout l’opposition ne jure que par les élections rejetant ainsi le Dialogue. Ce groupe estime que les problèmes liés au processus électoral peuvent trouver solution au sein des institutions.     

Ainsi différentes plates-formes ont vu le jour : la Dynamique de l’opposition unie avec en tête Vital Kamerhe, le G7, le Front Citoyen,…qui prônent l’alternance au pouvoir.   

A cela, il faut ajouter quelques partis politiques à l’instar du parti Orange de Philippe Ndodoboni, de Congo mon pays du Professeur Tshibangu Kalala,…De l’autre coté, la Majorité pense que le Dialogue convoqué par le Chef de l’Etat il y a quelques mois constitue un cadre idéal pour la résolution des différends. Steve Mbikayi et sa plate-forme de l’Opposition républicaine emboite le pas à la Majorité.

L’UDPS d’Etienne Tshisekedi et ses alliés parmi lesquels Jean-Pierre Lisanga Bonganga ne sont pas totalement contre le Dialogue. Cependant, ces derniers réfutent le dialogue convoqué par le Chef de l’Etat et voudraient un dialogue selon les prescrits de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba.

Jetons un coup d’œil du côté de la CENI, institution d’appui dont la mission principale est d’organiser les élections. Alors que l’Opposition s’attendait à la publication du calendrier global et inclusif, cette dernière publie plutôt l’échéancier pour les élections des gouverneurs et vice-gouverneurs prévue le 26 mars prochain. En outre, l’Opposition pense que ce sont des manœuvres dilatoires de la CENI à la solde du pouvoir.

Depuis la convocation officielle du Dialogue par Joseph Kabila, le temps s’écoule sans même que le comité préparatoire ne soit mis en place. Nous en sommes encore aux quelles sur la participation ou non à ce forum national. Parviendra-t-on à un dialogue inclusif ?

Ou l’on ira à ces assises sans une partie de la classe politique.

Revenons-en au dialogue. L’algérien Said Jinnit a entrepris des consultations pour le compte des Nations Unies. Il s’en est allé. Puis vint le tour Du togolais Edem Kodjo, mandaté lui par l’Union africaine.      

Il est en train à son tour de mener des consultations. Les uns et les autres campent sur leurs positions compliquant ainsi la tâche au facilitateur face à une classe politique parfois versatile. L’ex président sénégalais Adoulaye Wade en sait quelque chose. Il faut du tact au diplomate togolais.

L’espoir pour un dialogue global et inclusif est loin d’être acquis à moins d’un sursaut de patriotisme. S’achemine-t-on vers un mort-né ?

JMM,
DirectWeek-end

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