A travers la Charte signée le 9 janvier dernier, les membres de cette plate-forme de l’opposition se sont engagés à défendre  la Constitution de la République et surtout, à lutter pour l’alternance démocratique en 2016.

Plate-forme regroupant des citoyens congolais mus par la volonté de sauvegarder le cadre légal de la Constitution, le « Front citoyen 2016 » vient de se doter d’une Charte. Celui-ci a été signé le samedi 9 janvier à la Paroisse Notre dame de Fatima. Une cérémonie haute en couleur qui marque le début officiel des activités de ce nouveau regroupement politique. Plusieurs personnalités politiques de l’opposition ont répondu présentes à ce rendez-vous, preuve du caractère fédératif de cette plate-forme qui entend rassembler toutes les forces du changement autour d’un idéal commun, celui de la défense de la Constitution de la République et de l’alternance démocratique en 2016.

Plusieurs partis politiques notamment ceux du G7 ayant fait défection de la majorité présidentielle avec laquelle ils ne partageaient plus les mêmes convictions politiques notamment sur le délai constitutionnel du mandat du Chef de l’Etat, ont signé ladite Charte. Les sept partis membres de ce regroupement politiques ont, en effet, adhéré au « Front citoyen 2016 » via la signature de leurs leaders respectifs apposée au bas du document. Il en est de même des partis politiques membres de la dynamique de l’opposition tels que le MLC, l’Ecidé, l‘UNC et tant d’autres. Tous ces partis politiques ont dit « non » au dialogue national destiné, selon eux, à permettre à l’actuel Chef de l’Etat d’instaurer une « présidence à vie ». Même les acteurs de la société civile se sont aussi engagés à soutenir les actions du « Front Citoyen 2016 ».

La Charte en question contient au total quatorze articles qui régissent l’organisation et le fonctionnement du « Front Citoyen 2016 ». Celui-ci se veut être un rassemblement inclusif de Citoyens regroupant les congolais de la RDC et de sa diaspora, les  membres des organisations de la société civile, des confessions religieuses, des organisations politiques ainsi que les personnalités congolaises qui militent pour le strict respect de la Constitution issue des acquis de l’Accord global et inclusif signé à Pretoria en vue de mettre fin à une longue crise de légitimité.

Alain Diasso