Quand Kagame dénonçait le 3ème mandat de Nkurunziza

DIRECT.CD — AOUT 2015, dans une vidéo postée sur YouTube ainsi que sur le compte Twitter de la présidence rwandaise, le président Kagamé s’écriait: « Comment pouvez-vous alors dire: ‘je reste, que l’on veuille de moi ou non’? C’est un problème très sérieux ». 4 mois plus tard, le président rwandais organise, à son tour, un référendum pour se maintenir au pouvoir.

Le récent référendum constitutionnel consacrant l’augmentation du nombre de mandats présidentiels au Rwanda est « la preuve manifeste que la démocratie a muri et se renforce dans le pays », a déclaré lundi à ses compatriotes le président Paul Kagame.

Le président Kagame s’exprimait pour la première fois depuis que les Rwandais ont voté massivement pour lui permettre de briguer la présidence après deux mandats de sept ans à la tête du pays.

Il avait promis qu’il ne révèlerait son intention de briguer ou non la présidence qu’après la publication des résultats du référendum.

Le référendum de vendredi dernier a vu plus de 98% des électeurs voter pour un changement de la constitution qui lui permettra de rester au pouvoir jusqu’en 2034.

Il a déclaré à l’ouverture du Dialogue annuel national au Rwanda, également connu sous le nom de “Umushyikirano” que les Rwandais avaient décidé de toujours rendre des comptes à eux-mêmes d’abord en “pensant grand” et ne pas se laisser être influencer par les opinions internationales.

Les Etats-Unis et l’UE ont dénoncé le résultat du référendum et appelé Kagame à quitter le pouvoir.

Et pourant, lorsque le président du burundi voisin s’état offert un troisième mandat à la tête de son pays, le rwandais Kagame était l’un des premiers à monter au créneau pour dénoncer cette initiative.

« Si vos propres concitoyens vous disent: ‘nous ne voulons pas que vous fassiez ça ou que vous nous dirigiez’, peut-être sont-ils en train de dire que vous n’avez pas fait assez pour eux », indiquait Paul Kagame.

Il à une question sur la situation actuelle au Burundi, lors d’un symposium organisé par l’université de Saint-Gall, en Suisse en août 2015.

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