Tristes images de Bumba, sous les eaux de pluie

DIRECT.CD — Les pluies torrentielles continuent de faire d’incroyables dégâts en République démocratique du Congo. 

Apès plus de 31 morts en trois semaines à Kinshasa,  au moins 18 dans la nuit de vendredi à samedi à Bukavu, et plusieurs dégâts à Boma, c’est au tour de la ville de Bumba, dans la nouvelle province de la Mongala d’être victime des pluies torrentielles.

Ce dernier temps dans le nouveau chef-lieu de la nouvelle province de la Mongala, on ne sait plus se promener après la pluie, car plusieurs endroits de la ville se transforment en mares, les tronçons reliant les avenues en rivières et tant de ruelles en ruisseaux. Le ciel nuageux et le vent annonçant la pluie plongent les habitants de ces milieux menacés dans une profonde angoisse, crainte due à la destruction méchante des domiciles et à la perte considérable des biens domestiques ainsi qu’à l’immersion totale des cours domestiques pendant des journées et semaines entières.

La cour domestique immergée
La cour domestique immergée

Cette situation demeure encore très inquiétante, embarrassante et suscite toute une litanie de questions et réflexions qui, jusque là, n’aboutissent à aucune piste de solution. Pas mal d’habitations se retrouvent actuellement isolées et abandonnées parce que l’étendue sur laquelle elles sont construites s’est complètement transformée en contrée marécageuse. D’autres encore sont devenues des centres stratégiques où les grenouilles livrent joyeusement des concerts dont les bruits constituent pour eux un acte prestigieux et ennuyeux pour les occupants des alentours. Cela s’aperçoit après chaque pluie, torrentielle ou pas, qui s’abat quotidiennement en couvrant une bonne moitié de l’avant-midi et celle de l’après-midi dans son entièreté.

Un fléau désastreux
Un fléau désastreux

Cependant quelques rumeurs véhiculent certaines causes supposées être à la base de cette stagnation des eaux de pluie; eaux qui, autrefois, s’écoulaient et disparaissaient à la hâte après la pluie. Parmi ces mobiles de stagnance, nous relevons le bouchage des canaux qui, jadis, servaient de caniveaux et aussi le rétrécissement du lit normal de Lingode, un ruisseau qui traverse plusieurs avenues de la ville avant son jet à la rivière Molua.

Une rue transformée en rivière
Une rue transformée en rivière

Les secours de nos dirigeants, de nos défenseurs, de nos délégués ainsi que de nos autorités politico-administratives s’avèrent extrêmement indispensables dans ce dossier qui inquiète et tourmente, actuellement, bon nombre de Bumbatraciens, sujets et victimes de ce fléau désastreux. S’ils éprouvaient la bienveillance de déboucher ces canaux et d’évaser le lit de ce ruisseau, la ville de Bumba qui, aujourd’hui, complètement inondée, connaîtrait rapido-presto l’émersion. Nous espérons que nos supplications trouverons un écho favorable auprès de ces géants précités.

Depuis Bumba,
Bienvenu Balomao
bumbanotredame.blogspot.com

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