Alors que la Conférence épiscopale nationale de RD-Congo maintenait la pression sur le président Joseph Kabila en citant l’article 64 de la constitution, qui donne aux congolais le droit faire “échec à tout individu qui exerce le pouvoir en violation des dispositions » de la Constitution, le procureur général de la République, Kabange Numbi, n’a pas tardé à réagir, mettant en garde l’Eglise Catholique.

Dans une communication a la presse, Floribert Kabange Numbi (photo) a évoqué l’article 64 de la Constitution qui est, selon lui, abusivement utilisé à des fins politiques.

Selon lui, la convocation du dialogue et sa tenue ne doivent aucunement servir de prétexte pour inciter la population à la violence.

Article 64, Alinéa 1er Tout congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’invididus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente constitution.

Il invite ainsi tous ceux qui font des déclarations incitant à la violence de ne pas se borner à l’alinéa 1er de cet article dont ils font d’ailleurs une lecture biaisée mais à lire et relire l’alinéa 2 du même article.

Article 64, Alinéa 2, Toute tentative de renversement du régime constitutionnel constitue une infraction imprescriptible contre la nation et l’Etat qui est punie conformément à la loi.

Le Procureur général de la république rappelle que “tout individu ou groupe d’invididus qui conspirerait contre les institutions constitutionnellement établies ne l’aura fait que dans la seule intention avérée de les renverser, ce qui tombe dans les prévisions de l’alinéa 2 de l’art 64, infraction imprescriptible contre la nation”.

Les évêques congolais sont particulièrement vigilants sur le processus électoral en cours. Vendredi 13 novembre, ils avaient déjà déclaré que le « dialogue national » annoncé par le président Kabila « devrait se dérouler dans le respect absolu du cadre constitutionnel et institutionnel en vigueur », précisant qu’« aucune transition, (…) aucune institution extraordinaire » ne devraient être mises en place, car ce serait « contraire à la Constitution ».