Un opposant à la Primature en marge du Dialogue ?

Kabila aura violé encore la Constitution. Comment peut-il nommer un individu en dehors de la majorité parlementaire sans en modifier les dispositions et énerver les Institutions et violer la grande dame Constitution si fragile, et agile tenant à demeurer pure, chaste ?

Le Président nomme le Premier ministre au sein de la majorité parlementaire constituée à l’issue du scrutin législatif et probablement législatif si les deux s’organisent en même temps et qu’il en rapporte la majorité des sièges parmi ses députés seuls ou avec ceux lui étant alliés.

Ainsi, elle  a été identifiée à l’Assemblée nationale et résiste à tous les assauts de l’adversité et de l’opposition. Le Palu en a fait partie depuis les deux derniers scrutins, lié à elle par un accord électoral et politique l’intégrant en elle, en son sein. Pas de problème.

Le dilemme commence à se poser sur l’UDPS de Tshisekedi et sur le groupe Samy Badibanga et consorts expulsés de Limete pour avoir désobéi à Tshisekedi, seule autorité à fixer les règles sur tout parmi les siens. Seul aussi à décider de tout. Les députés de son parti siégeant à cette Assemblée sous la houlette de Aubin Minaku ont perdu grâce à ses yeux.

De ce point de vue, à ses yeux, leur présence au sein de l’Assemblée nationale reste illégale car issue d’un scrutin « corrompu » à tous les niveaux,  présidentiel compris. A ce stade donc, l’UDPS, du moins le groupe de l’Assemblée grâce au soutien de Minaku, y siège, et fait partie de l’opposition. Il faudrait que celui- ci rejoigne le groupe PPRD et alliés pour qu’il soit éligible à la Primature éventuellement.

L’accord politique obtenu, la Constitution sera répudiée

Au stade actuel, une telle initiative n’est pas envisageable, la problématique se posera incontestablement dans la logique des tournures des événements. Le Raïs le sait, et c’est la raison pour laquelle il tient contre vents et marées, au Dialogue à l’issue des travaux duquel, un accord politique sera scellé permettant le partage du pouvoir exécutif jusque là exclusivement exercé par le PPRD et affidés et parasites.

Cet accord politique va demeurer le seul cadre légal de la transition aus termes duquel les institutions auront été renvoyées, du moins une partie d’entre elles. Le Raïs aura répudié sa propre majorité lui opposant une autre, hybride, métissée avec l’UDPS dont nul ne connaît ni l’ADN ni le génome ni la paternité que Tshisekedi refuse à ses enfants rebelles, la bande à Samy Badibanga.

On évoluera certainement et sûrement vers une autre République plus tropicale, plus bananière, sous la bannière « Vive le Raïs » plus enivrante pour qui tient les rennes du pouvoir exécutif.

L’accord politique obtenu, la Constitution sera répudiée, le temps de célébrer les noces du Dialogue, circulant urbi et orbi, cherchant dans toutes les boutiques du monde, de nouveaux habits, de nouvelles dispositions, bref de nouveaux arguments et atouts dont devait se prévaloir, la nouvelle mariée ou la répudiée réhabilitée à nouveau, le temps de la lune de miel passé. C’est de cela qu’il s’agit, les fiançailles ont trop duré.

Les amants ne s’en cachaient plus. On les voit partout. A Venise en Italie, au bord des eaux dont la douceur tempère les ardeurs des amoureux, flirt à côté des fleurs, assis sur le banc installé dans les parcs publics, gênent les passants attachés à leur pudeur légendaire et séculaire.

A Ibiza, en Espagne, où le soleil réchauffe les souvenirs de ce Congo tropical, tout le monde attend ce mariage dont les fiançailles ne sont qu’un secret de polichinelle. Tout sera à refaire encore. Le décor de la cérémonie, le lieu de celle-ci, la liste des invités, et la présence des deux belles familles tiraillées et minées de vieilles querelles.

Alors, on parle de Moanda, au bord de l’océan comme lieu de l’union, on parle aussi de Saïd, l’Algérien témoin devant recevoir les vœux de consentement de nouveaux heureux époux et remettre aux mariés devenus, des anneaux achetés depuis.

Étienne Tshisekedi, en dernière minute, a tout annulé

La liste des invités pose problème. Les cousins de la Dynamique de l’opposition ne veulent pas de cette union. Ils n’en voient guère l’utilité. L’urgence est ailleurs. Les dégâts collatéraux seront énormes, les effets difficiles à gérer, les conséquences imprévisibles.

Étienne Tshisekedi, en dernière minute, a tout annulé. Alors que certains de ses invités de sa famille biologique sont dans la ville, Il s’est ressaisi depuis. Tout au moins ce que i’ on laisse entendre. Mais le pire est à venir. Le plus dur aussi: Il faut tout prévoir.

La Constitution suspendue, l’accord politique lui sera préférable – du moins pour le temps de la lune de miel. Une autre Constitution sera nécessaire, la précédente déjà répudiée.

Référendum encore, d’où les prévisions budgétaires annoncées, mais rien pour les scrutins prévus et annoncés. Les députés renvoyés une année plus tôt, une nouvelle Constitution sera au marbre (imprimerie, terme journalistique signifiant à l’imprimerie), attendant le référendum pour lequel le gouvernement, en faillite, a pu se souvenir qu’il lui faut des fonds sans en avoir suffisamment, ni un peu pour les autres scrutins. L’argent vient à manquer.

Au lieu d’élire les gouverneurs par les députés provinciaux, le gouvernement a mis à contribution la Cour constitutionnelle, appelée en renfort pour placer les commissaires spéciaux nous rappelant les commissaires de région sous Mobutu dont les fantômes ne cessent d’envoûter les Institutions et hanter les esprits jusque là sains.

Le Dialogue va anéantir la démocratie et, avec elle, la Nation tout entière ensevelie sous les décombres des républiques précédentes écroulées de  leurs propres contradictions. Il en sera ainsi.

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