Au coeur des « prophéties alimentaires » à Kinshasa

Bienvenue au cœur de l’univers prophétique des congolais.

Prophétie ou injonction ? Aujourd’hui, la société congolais est buttée à un phénomène troublant : « la prophétie ». Cette révélation du futur que tout le monde veut absolument savoir mais surtout, savoir comment arriver a cette terre promise déclarée ou annoncée par un homme de Dieu, dirige le quotidien des milliers des congolais.

L’annonce du lendemain est dans les milieux Congolais, comme partout dans le monde, un facteur qui fait couler beaucoup d’encres. Les familles se déchirent, les amitiés se terminent de manière belligérante, les relations professionnelles s’affaiblissent de jour en jour.

Le principal problème de la prophétie c’est qu’elle est donnée par des hommes, des êtres humains, un peu spéciaux, que l’on appel « prophètes ». Les prophète c’est les « envoyés » de Dieu ; ceux-là à qui Dieu parle directement. De nos jours, malheureusement, tout le monde est prophète c’est-a-dire la bouche autorisée de Dieu a qui on doit toute révérence et obéissance absolue (soumission même pour êtres plus précis). Si à cette parole on doit se soumettre, je ne vous parle même pas de celui ou celle qui la sort détenant un pouvoir dit « divin ».

Nombreuses sont les familles détenues captives à cause de ce phénomène qui les détruit massivement avec un lavage de cerveau intense de peur de subir certaines conséquences néfastes.

Le prophète congolais a lui trouvé la voie la meilleure pour escroquer, estoquer, manipuler, menacer les vies des fidèles des églises et voir même jusqu’à les appauvrir au profit de leurs intérêts personnels et égoïstes.

Dans un pays à fort taux de chômage, créer une Église est vite devenu une sorte de « débouché sur le marché du travail pour certains jeunes diplômés en quête d’emploi », observe Mélanie Soiron-Fallut, anthropologue spécialiste des mouvements religieux en Afrique centrale : « Le statut de pasteur confère une position importante dans la société, dans la mesure où la vie sociale de beaucoup d’adeptes tourne autour de l’église, devenue le nouveau lieu de sociabilité. On n’y va plus seulement le dimanche, mais trois ou quatre fois par semaine. Le leader religieux est désormais considéré comme le relais social qui remplace la famille et, surtout, les structures étatiques défaillantes. »

Pour conserver cette emprise, les pasteurs multiplient les initiatives : campagnes d’évangélisation, journées de guérison, veillées de prière… La conquête des esprits prend des allures de compétition entre prédicateurs, qui n’hésitent plus à lancer des chaînes de radio ou de télévision pour se faire connaître et grossir les rangs de leurs fidèles. Plus ceux-ci seront nombreux, plus les « bénédictions », qui s’achètent à prix d’or lors de grands rassemblements de prière dans les stades, seront rentables. Huile miraculeuse, bouteilles de vin porte-bonheur, bibles bénies, stylos de réussite… Ces prédicateurs promettent tout et n’importe quoi pourvu qu’ils y trouvent leur compte, à savoir bijoux et liasses de billets.

L’ami-C

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