Qui est Jamil Mukulu, le chef rebelle des ADF extradé à Kampala?

Agé de 51 ans, il était recherché pour une série de crimes incluant des actes « terroristes » et des meurtres commis tant en Ouganda qu’à l’Est de la RDC.

« La longue cavale du leader des ADF Jamil Mukulu a pris fin ». Cette courte phase prononcée le vendredi dernier par le porte-parole du gouvernement ougandais traduit effectivement la fin de l’aventure militaire menée, depuis de longues années, par le chef de la rébellion ougandaise des Forces démocratiques alliées (ADF). Interpol avait, d’ailleurs, émis à son encontre un mandat d’arrêt à la demande de Kampala.

Arrêté en Tanzanie puis finalement extradé à Kampala après moult tractations, Jamil Mukulu devra, à en croire l’officiel ougandais, faire face à une procédure judiciaire serrée devant aboutir à un procès. Un peu partout, dans les milieux intéressés, on se félicite de ce dénouement car, comme l’a indiqué Maria Burnett de l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW) cité par l’AFP, son procès pourrait être une opportunité pour la justice ougandaise de se crédibiliser davantage en redonnant espoir aux milliers des victimes de l’ADF éparpillés entre l’Est de la RDC et l’Ouganda dans une perspective de « réparation ». Et d’ajouter : « C’est maintenant aux procureurs ougandais de veiller à mettre en place une procédure judiciaire équitable, sérieuse, dans un délai opportun ».

Les rebelles musulmans des ADF, opposés au président ougandais Yoweri Museveni, sont basés depuis 1995 dans l’est de la République démocratique du Congo, où ils mènent des attaques contre les civils. Ils sont accusés d’avoir tué plus de 300 personnes dans la région de Beni, dans la province du Nord-Kivu, depuis octobre dernier.

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