Kinshasa – L’avenue Diomi à Ngaliema, une mine de prostitution à ciel ouvert

Jadis une commune chic, Ngaliema est en train d’être désacralisée. Et pour cause, les habitudes propres aux quartiers Far West gagnent petit à petit certains de ses coins. Les habitants du Musey, principalement ceux de l’avenue Diomi, vivent depuis peu, un spectacle auquel ils n’étaient pas habitués.

Dès 19 heures, des hommes mariés s’abstiennent de passer par l’avenue Diomi. Des jeunes créatures féminines s’y prêtent aux hommes à cœur joie. Et … par malheur, il peut arriver qu’elles sautent sur des paisibles passants du sexe opposé. Un spectacle qui indigne tous les habitants de ce quartier, qui n’ont que leurs yeux pour constater les dégâts. Le nom Diomi a visiblement un problème!

On se demande s’il n’est pas lié par essence au sexe. Les prouesses érotiques du Diomi le politicien ne sont pas encore oubliées de mémoires de plusieurs RDcongolais! Maintenant, c’est un autre Diomi, une avenue, qui se révèle en plein jour. Les habitants de l’avenue ont du mal à s’accommoder à cette nouvelle vie qui leur est imposée. Pire, le spectacle débute un peu tôt dans la soirée, pendant que les enfants sont encore réveillés. En plus, ces prostituées ne vont loin pour chercher leurs clients. Les enfants mineurs dont l’âge varie entre 15 et 17 ans seraient leur cible principale. Les prix à payer varient selon les catégories d’âges. Pour des mineurs, c’est entre CDF 1.500 et 2.000.

Les adultes doivent débourser un peu plus que ça. Donc, entre CDF 3.000 et 4.500.

Un habitant du coin explique : «C’est depuis 2009 que ces femmes œuvre sur cette avenue. Auparavant, elles étaient devant le Lycée Tobongisa en face de la terrasse Saint Moto J. Lorsqu‘elles ont été chassées de là par la police, elles n‘ont pas eu d’autre choix que de s’installer sur notre avenue. Ce que nous déplorons, c‘est l’éducation des enfants qui devient de plus en plus difficile dans ces conditions.

Sur cette avenue, il n‘y pas d‘hôtels. De ce fait, lorsque leurs clients viennent, tout se passe en plein air au vu et au su de tout le monde. Au pire, c’est le bureau de la SNEL qui est transformé en hôtel de fortune. Soit, c‘est la terrasse Plaisir chez Volvo qui sert de cadre pour faire l’affaire». Et d’ajouter que c’est hallucinant comme spectacle. Peu de voix seulement s’élève pour dénoncer et condamner cette situation qui déprave les mœurs. C’est presqu’un sujet tabou! «On en a marre de ces poupées sur cette avenue.

Dès qu‘il est 23h, elles se promènent en sous-vêtement et soutien… l’éducation de nos jeunes filles et garçons est en danger à cause de leurs pratiques. Même nos maris ne peuvent plus passer sut cette avenue à des heures tardives. Le risque de succomber à la tentation est grand et imminent», martèle une habitante de ce quartier. «Nous interpellons l’autorité communale pour une solution durable à ce problème», a-telle ajoutée d’un ton plaintif et vexé.

Au-delà du plaisir, ceux qui se livrent à cette pratique courent plusieurs risques, notamment celui de se faire voler. «J’ai été moi-même victime de vol. Pour me procurer beaucoup de plaisirs, j’en avais choisi une pour nuit rose. Mais malheureusement pour moi, je me suis retrouvé le matin sans mes USD 80 que j‘avais en poche», témoigne une victime.

René KANZUKU

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