Communément appelé KK au Rwanda, le lieutenant général de 54 ans, Karenzi Karake, est le premier responsable de haut rang, parmi les 40 officiers du FPR sous le coup d’un mandat d’arrêt espagnol, à être arrêté.

Ils sont poursuivis pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis contre les Hutus au milieu des années 1990 dans le nord du Rwanda.

Trois humanitaires espagnols figurent parmi les personnes qui auraient été tuées sous ses ordres.

Ils travaillaient dans le nord du Rwanda. Les mandats d’arrêts ont été délivrés en février 2008 par le juge Fernando Merreles.

Le gouvernement rwandais a soutenu que les charges sont infondées.

Il a accusé le juge Merreles d’être utilisé par les extrémistes opposés au gouvernement.

Selon Kigali, il n’a fait aucun effort pour avoir des témoins au Rwanda ou travailler avec la justice rwandaise.

Karenzi Karake a eu différents postes militaires depuis qu’il a rejoint le FPR dans les années 1980, après avoir servi au sein de l’Armée de résistance nationale ougandaise.

Il a été officier de liaison du FPR à Kigali durant les pourparlers de paix avec le gouvernement Hutu.

L’accord de paix a été signé le 4 août 1983.

Carrière

Après la prise de pouvoir du FPR, à la suite du génocide en 1994, Karenzi a eu différents postes militaires notamment chef des renseignements et chef de la formation et des opérations.

Pendant qu’il servait comme commandant de brigade, il dirigeait les troupes rwandaises durant la guerre au Congo en 2000.

Entre 2007 et 2009, il a été le commandant adjoint de la force conjointe de maintien de la paix de l’Union africaine (UA) et de l’ONU au Darfour.

Des agences de presse ont rapporté que l’ONU a reçu des pressions pour ne pas renouveler son contrat après que des agences des droits de l’homme ont fait part des poursuites du juge espagnol.

Il avait été remplacé par un officier qui n’est pas sur la liste du juge espagnol.

Le lieutenant-général Karenzi Karake a été le directeur général du service national de sécurité et des renseignements rwandais.

Il est considéré par le gouvernement rwandais comme un des héros rwandais qui ont mis un terme au génocide contre les Tutsi.