La communauté internationale commence à mettre peu à peu en exécution ses menaces, plusieurs fois proférées, contre le régime de Kabila. Le premier a en avoir fait le frais est Gustave Beya Siku, il y encore peu ancien Directeur de cabinet de Joseph Kabila, nommé récemment Ambassadeur de la RD-Congo près le royaume de Belgique. Sauf que sa nomination pour être effective devrait être acceptée par l’Etat-accréditant. Sa petite retraite dorée aux pays de wallons et des flamands n’aura pas lieu car la lettre d’accréditation de Joseph Kabila le nom-mant ambassadeur a été refusée selon des sources diplomatiques.

Les autorités belges n’en veulent pas, de l’ancien vice-ministre aux hydrocarbures et ancien chef de cabinet de Kabilaqui traîne une sulfureuse réputation. Les raisons de ce refus n’ont qui été révélées. Cela relève de la souveraineté des Etats laissent entendre une source diplomatique. « Les Etats sont libres d’accréditer qui ils veulent . C’est à leur discrétion. Et ne sont pas us de motiver leur refus ». Se contenter de lâcher le diplomate que C-NEWS a contacté. Mais vraisemblablement, en refusant d’accréditer un proche de Kabila, le royaume de Belgique a voulu faire passer un message : le temps de sanctions est arrivé. Très en pointe dans le dossier du charnier de Maluku, la Belgique n’avait pas du tout apprécié ni le ton ni la méthode employés par le gouvernement pour rejeter sa proposition de financer les enquêtes.

Le refus d’accréditer Beya Siku apparaît comme un signal fort que la communauté internationale envoie en direction du régime pour lui dire que l’heure des cajoleries est révolue. Sachant très bien que le gouvernement est dans une mauvaise passe politique (contestation interne d’où le dialogue politique) et économique (baisse des cours des matières premières avec me conséquence moins des ressources budgétaires et donc déficit). La Communauté internationale semble prendre sa revanche face à l’arrogance d’un gouvernement qui s’était ouvertement moqué des millions que la Belgique avait disponibilisé pour faire avancer l’enquête du charnier de Maluku. Mais sur les raisons apparentes de cette éviction de la candidature de Beya Siku au poste de plénipotentiaire de la RD-Congo en Belgique, certaines sources évoquent sa nationalité cachée qui serait belge.

Les autorités belges trouveraient donc absurde d’accréditer un belge, c’est-à-dire leur propre citoyen, pour représenter un Etat étranger, la RD-Congo, dans leur pays. Mais selon les proches de l’ancien directeur de cabinet du président, seuls sa femmes et ses enfants ont la nationalité belge, pas lui. Difficile de démêler le vrai du faux car la RD-Congo est empêtré depuis des lustres dans le flou de la binationalité, qu’elle tolère en feignant de la condamner. Toujours des sources diplomatiques ont laisse entendre que c’est le début de l’application du décret de Barack Obama qui vise à punir tous ceux des dirigeants rd-congolais qui feront obstacle aux principes démocratiques et se rendront coupables des violations massives des droits humains. Après Beya Siku, le regard de la communauté internationale se tourne contre le vice-premier ministre chargé de la sécurité et de l’intérieur, Evariste Boshab.

Voilà des mois qu’il rechigne à rendre public le rapport sur les dérapages de l’Opération Likofi, pourtant déjà disponible. Malgré les demandes répétées de la communauté internationale et nationale à le rendre public, Boshab l’a rangé dans ses tiroirs en espérant que la mémoire puisse jouer des tours à ceux qui le réclament. Chantre de la révision, l’ancien Secrétaire général du PPRD est dans le collimateur de la communauté internationale qui s’impatiente de plus en plus. Et qui veut que le Rapport soit rendu public afin que les officiers de la police nationale congolaise (PNC) qui se seraient rendus coupables des violations graves des droits humains dans la répression de la délinquance juvénile, notamment le Général Célestin Kanyama, répondent de leurs forfaits devant la Justice.

Beya éconduit en Belgique, Boshab dans le viseur dans la communauté internationale, ce qui explique aussi le dialogue politique dont Kabila veut se servir me bouclier face à une communauté internationale et internationale de plus en plus menaçante.

PAUL MULAND