Presque tous les partis de l’Opposition voulue radicale, à l’exception de l’Udps, ont suspendu leur participation aux élections provinciales. Ils ont refusé de déposer les différentes candidatures de leurs partis pour cette compétition pourtant stratégique.

En effet, le cycle provincial lancé depuis le mercredi 15 avril, présente un enjeu capital pour la nation. De cette élection dépend la mise en place du nouveau sénat début 2016. Au pus tard février de l’année prochaine, selon le calendrier global.

C’est dire que l’actuel Sénat piloté par Kengo qui, depuis 5 ans, fonctionne dans une illégitimité totale, vit ses dernières heures et que la configuration du futur Sénat dépendra des résultats des provinciales d’octobre 2015.

En renonçant à cette élection, l’Opposition a offert sur un plateau d’or le futur Sénat à la Majorité présidentielle. Tout indique que cette plateforme aura toute la latitude de constituer une chambre haute totalement monolithique et homogène. Ce qui va constituer un sacré avantage sur l’adversaire et va offrir au camp présidentiel le pouvoir absolu d’influer sur le cours de l’histoire du pays.

Oubli Le nouveau Sénat qui sera opérationnel dès début 2016, aura incontestablement à jouer un rôle capital par rapport à la suite du processus politique en cours.
Il faut savoir qu’il y a encore des lois et des dispositions à voter ou à modifier en vue de garantir le processus électoral. Le nouveau Sénat aura ainsi un rôle capital à jouer dans la configuration du futur paysage politique du pays. Tel que voulu pour l’épuisement du calendrier global surtout avec sa clé de voûte qu’est la présidentielle du 17 novembre 2016.

C’est à se demander si l’Opposition congolaise est vraiment consciente des enjeux du moment. Calcule-t-elle l’impact et la portée réelle? Il y a vraiment lieu d’en douter.

La Majorité qui comprend très bien ces enjeux, ne s’en fait guère pour aller assiéger les différents bureaux de la Ceni. Elle fait pratiquement carton plein dans le dépôt des candidatures en prévision des provinciales.

Le plus dramatique dans cette affaire, c’est qu’au bout du compte, l’Opposition va se mettre à crier à l’arnaque et à la mauvaise foi lorsque le futur Sénat va intervenir de manière décisive sur le cours de l’histoire du pays.
Les opposants vont crier, comme ils nous ont habitué ces derniers temps, à l’absence de démocratie. Mais ils auront oublié qu’au moment où se construit justement cette démocratie, ils se mettent volontairement hors course.

Oubliant qu’il y a un peu plus de 8 ans, la démocratie a permis à cette même Opposition de rafler la présidence de l’actuel Sénat. Mais il fallait auparavant être engagé dans la course en amont. A savoir au niveau des provinciales de l’époque.

Par LP