Malumalu entre la vie et la mort?

Selon des sources proches de la « majorité présidentielle », la santé du président de Commission électorale nationale indépendante, Apollinaire Malumalu, s’est à nouveau détériorée. Il a été transféré, dans la soirée de jeudi 16 avril, par vol spécial, vers une clinique spécialisée en Afrique du Sud. Cette nouvelle absence ne manquera pas donner des arguments aux membres du « clan kabiliste » qui envisageaient dès mercredi 15 « l’après Malumalu ».

Rentré à Kinshasa le mercredi 15 avril après un séjour médical de près de trois
mois, Apollinaire Malumalu, bien que convalescent, s’est efforcé d’animer le lendemain un point de presse. Une manière de montrer à l’opinion congolaise qu’il allait bien.

A la surprise de l’assistance, l’orateur arborait une casquette destinée à dissimuler la cicatrice laissée par l’intervention chirurgicale qu’il a subie au crâne. De même, il avait perdu l’usage de son bras et de sa jambe droite.

A en croire des participants, « Monsieur l’abbé » accusait des signes de fatigue. « Nous allons tenir le calendrier, il n’y aura pas d’élection sacrifiée », a-t-il déclaré. « L’homme n’a pas changé, commentait un opposant. Il continue à persister dans l’erreur consistant à défendre les intérêts d’un seul homme (Ndlr : « Joseph Kabila ») en lieu et place de l’intérêt général ».

Le 12 février, la CENI a publié le « calendrier électoral global ». Selon ce chronogramme, le processus électoral devrait débuter en octobre prochain par les élections locales, municipales urbaines et provinciales.

L’opposition elle suspecte la CENI de préparer le terrain pour permettre à « Joseph Kabila » de bénéficier d’un « glissement » du délai de l’élection présidentielle censée se tenir 90 jours avant l’expiration du mandat de l’actuel chef de l’Etat soit mi-septembre 2016.

Début mars, les représentants des forces politiques et sociales de l’opposition ont déposé leur contre-proposition de calendrier électoral entre les mains du vice-président de la CENI, Mpungwe Nsongo. Pour les opposants, les élections présidentielle et législatives seront organisées en 2016. Les scrutins au niveau local, municipal et urbain seront renvoyés après 2016.

Le nouveau transfert d’Apollinaire Malumalu vers une clinique spécialisée à l’étranger est de nature à apporter des arguments aux membres de la mouvance kabiliste qui envisageaient, dès mercredi 15, le remplacement de l’actuel président de la CENI par une autre personnalité « à la fidélité éprouvée » envers « Joseph Kabila ». Ce poste représente un « enjeu vital » pour le « clan kabiliste ». Sauf changement, le patronyme le plus cité est celui de Mgr Marini Bodho, un kabiliste pur sucre…

B.A.W/CI

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