RDC: Révolution de palais chez les Kabilistes?

Pas grand-chose n’a filtré de Kingakati. Non qu’il n’y a pas eu une percutante communication, mais parce que l’essentiel et le fondamental, le Chef a eu à le dire aux individus.

Ce n’est donc pas par hasard que l’Autorité morale de la MP a choisi de s’éclipser et de laisser les différents acteurs dans un face-à-face direct. Ce procédé lui a permis au moins de dénicher le ver qui ronge le fruit de l’intérieur. Ainsi, J. Kabila n’a pas hésité de qualifier certains acteurs de récidivistes.

Les mêmes qu’il y a quelques jours s’étaient autorisés à Insuffler un vent libertaire et somme toute nuisible dans leur famille politique. C’était à l’époque de Muzito comme Premier ministre. Les téméraires, dont certains sont revenus à leur forfait, avaient lancé le courant Libre Patriotique.

300 hommes

Comme révélé ci- haut, le Raïs tenait à traiter la dernière grande fronde qui s’est déclarée à la MP au cas par cas. Suffisamment édifié sur la question, l’heure du grand coup de balai a sonné.

En effet, il ne faut surtout pas s’imaginer qu’après le rappel des troupes du week-end, les lignes vont rester les mêmes à la Majorité présidentielle.
Rien à faire, plus rien ne sera comme avant. Car, déjà avant la missive frondeuse des 7, la résolution avait déjà été prise de nettoyer les écuries d’Augias. Principalement à cause de la malice et de la duplicité de certains.

Un peu à l’instar du renard de la fable, l’UFC a joué à fond son jeu et une fois le fromage obtenu, ne s’est pas gêné de tirer dans le dos de son partenaire à la première occasion. Au moment d’accepter de prendre les risques aux côtés du partenaire, l’UFC s’est lâchement dérobée. A quoi bon continuer de les laisser profiter du fromage?

Ainsi qu’il l’avait ouvertement signifié à Kingakati pour la première fois à l’occasion de ce qu’il convient d’appeler la secousse MSR. Kabila a levé l’option définitive de rompre avec les poltrons, les maîtres chanteurs et toutes les chauves-souris à double visage.

Mieux vaudrait pour lui d’avancer avec le plus petit nombre qui soit, mais résolu, qu’avec une multitude indécise. Une balle perdue est vite venue sans que l’on sache d’où elle est partie et peut causer des ravages irréparables. Comme Gédéon dans la Bible, Kabila tient à aller au front avec « 300 hommes » fermement résolus qu’avec 35 mille hommes sans conviction, murmurant à chaque tournant et se plaignant de tout.

 

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