Les Forces Armées de la RDC progresse au Sud-Kivu face à des rebelles rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Ces derniers préfèrent fuir, faisant craindre que les problèmes causés par leur présence depuis plus de 20 ans ne soient en rien réglés, a rapporté hier l’AFP, citant des sources proches des opérations en cours.

La résistance opposée par les rebelles des FDLR au début de l’opération a pour but de mettre à l’abri leurs familles, mais depuis lors, ils fuient devant le déploiement des Forces armées de la RDC (FARDC), ajoute cette source.

Selon l’armée, l’offensive a permis à la mi-mars de «neutraliser» plus de 160 rebelles.
Le commandement ne précise pas combien ont été tués, arrêtés ou se sont rendus. Les effectifs des FDLR comprendraient aujourd’hui entre 1500 et 2000 personnes, soit quatre ou cinq fois moins qu’il y a six ans. Hormis le noyau dur de 200 à 300 chefs ou combattants historiques accusés d’avoir pris part au génocide des Tutsi de 1994 au Rwanda voisin, la plupart des FDLR sont aujourd’hui des jeunes, nés après les massacres et n’ayant jamais mis les pieds dans ce pays.

L’est de la RDC est déchiré depuis plus de 30 ans par des conflits alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des riches ressources minières et des rivalités régionales.
Convoitises

La communauté internationale exige depuis des mois que le gouvernement traque les FDLR, jugeant leur neutralisation essentielle à la stabilisation de l’Est congolais. Mais l’offensive conjointe que les FARDC devaient mener avec la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) a été annulée en janvier à la suite d’un différend entre les deux partenaires, portant notamment sur le choix des officiers congolais retenus pour diriger l’opération.

Selon le chef de la mission onusienne, Martin Kobler, Kinshasa et la Monusco doivent entamer, aujourd’hui, un «dialogue stratégique» pour apaiser les  tensions.  L’ONU et le gouvernement congolais accusent régulièrement la milice de graves violations des droits de l’homme.