Après un accueil en héros dans la nuit du jeudi 19 mars, Oscibi et les autres leaders du mouvement « Le Balai Citoyen » étaient face à la presse ce vendredi 20 mars 2015. Occasion d’éclairer l‘opinion sur les conditions de son arrestation en RDC et de sa détention.

Indignation et étonnement ont été les sentiments du Balai Citoyen à l‘annonce de l‘arrestation de son militant Sibiri Ouedraogo alias Osibi et des membres de leur mouvement activiste frère, « Y’en a marre » du Sénégal, a déclaré Smockey.

Pour lui, cet acte n’est autre qu’une manière de saper la morale des activistes africains. Prenant la parole, le principal intéressé a d’abord remercié les autorités burkinabè et sénégalaises pour leur implication en faveur de leur libération, de même que la presse dont il estime avoir fait grand pression sur les autorités de la RDC.

Oscibi a ainsi expliqué que c’est à la sortie d’une conférence de presse qu’il a animée en compagnie des activistes sénégalais et congolais qu’ils ont été arrêtés par la police congolaise et déportés à l‘Agence nationale de renseignements à une quinzaine de Kilomètres de là où ils seront répartis dans différentes cellules.

Après presque une demi-journée d’attente, lui et ses camarades vont être auditionnés sans qu’on ne leur dise ce qui leur est reproché concrètement. Le Burkina n’ayant pas de représentation diplomatique en RDC, ce sont les autorités sénégalaises qui ont mené les négociations pour parvenir à leur libération.

Ces dernières sont venues, dit Oscibi, personnellement le rassurer de sa libération. C’est ainsi qu’ils seront relâchés le mercredi 19 mars. Oscibi a confié qu’en aucun cas il n’a subi de maltraitance physique lors de sa détention mais précise avoir été jeté dans le coffre d’un véhicule avant qu’un chef de la police ne somme à ce qu’on le sorte de là.

Quant à une éventuelle poursuite judicaire, Oscibi explique que d’après le procès verbal établi par les autorités congolaises, c’est à la justice burkinabè de décider de son sort. Aussi, ironise-t-il, « on verra si Kabila pourra m’envoyer à la MACO ! Mais je ris parce que la RDC ne donne pas d’ordre à la justice burkinabè ».

Dans les tous les cas, à la fin de cette conférence presse-ci, il n’embarqua pas dans un cargo de policiers.

Maratou SOUDRE

Burkina24