Au cours d’une cérémonie ce samedi 7 mars dans la cadre de la Journée internationale des femmes, Moise Katumbi Chapwe a dit au revoir à la population du Katanga. Le gouverneur de la riche province cuprifère de RDC a annoncé qu’il attendait la nomination des futurs animateurs des quatre provinces qui constituent désormais l’ancien Katanga redécoupé territorialement pour partir. Ce qui a créé une forte émotion au sein de la foule.

Selon le nouveau découpage, la République démocratique du Congo compte 26 provinces au lieu de 11 jusqu’il y a quelques jours. Si dans certaines provinces, ce découpage n’a pas créé beaucoup de remous, au Katanga par contre, de nombreuses personnes ont rejeté la démarche.

En 2010, l’association culturelle Lwanzo Lwa Mikuba avait initié une pétition envoyée à Kinshasa pour dire « non » à ce qui avait été décidé en 2006. Le président de cette association, Vano Kiboko, est aujourd’hui en prison.

Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président de l’Assemblée provinciale du Katanga, est revenu à la charge deux fois, en 2010 et tout récemment, avec des pétitions qui auraient dépassé le million de signatures, pour dire à nouveau « non » à cette forme de découpage territorial.

Gabriel Kyungu jouit aussi d’une grande notoriété au sein de la population katangaise, avec Jean-Claude Muyambo Kyassa en prison à Kinshasa, ils sont également considérés, à côté de Moise Katumbi Chapwe, comme de grands leaders katangais.

Et pour une frange non moins importante des Katangais, la solution de la gestion du Katanga n’est pas l’éclatement, c’est plutôt la rétrocession effective des recettes aux provinces.

Avec RFI