Une coalition MLC-UDPS en gestation

2O16 s’annonce très rude. Des formations politiques sont d’ores et déjà en quête des nouvelles alliances afin d’affronter les échéances électorales à venir. Selon des sources vraisemblables, un duo serait en train d’être noué entre le MLC et l’UDPS d’Etienne Tshisekedi.

En 2011, ces deux formations politiques s’étaient retrouvées autour d’une table, à Faden House, pour discuter d’un cheminement ensemble. La rencontre avait accouché d’une souris. L’UDPS n’avait pas partagé les propositions du MLC. Alors, tout avait capoté. Martin Fayulu avait joué à la médiation dans ces tractations qui n’avaient malheureusement rien produit.

Et maintenant, alors que les opposants se battent autour de la candidature unique aux USA, l’UDPS d’Etienne Tshisekedi qui n’a pas été invité aux USA, veut pactiser avec des alliés de taille à l’instar du MLC. Selon notre source, un proche collaborateur du chairman a été reçu par le sphinx de Limete. Les deux personnalités ont échangé sur une quelconque coalition en perspective de 2016. L’émissaire de Jean-Pierre Bemba, selon la source, est sortie très satisfait à l’issue de la réunion avec le vieil opposant. Rien n’a filtré de cette rencontre. Des proches de Tshikas et de Jean Pierre ont laissé-entendre que ces deux partis de l’opposition en l’occurrence le MLC et l’UDPS sont prêts à sceller un partenariat. Mais d’aucuns se demandent déjà à qui profitera ce partenariat? S’il faut s’en tenir aux brouilles qui caractérisent ces deux formations politiques.

La première, l’UDPS souffre d’une crise de leadership, et la seconde, le MLC est en proie du désamour total avec les frondeurs conduits par Luhaka et l’autre rive chapotée par la dure à cuire Eve Bazaiba. Sur terrain, c’est une autre réalité. Le MLC n’a plus le monopole sur opinion comme ce fut en 2006, premier parti-politique de l’opposition après les élections de cette même année-là et nanti de soixante-quatre députés nationaux.

Mêmes réalités avec l’UDPS qui a perdu le contrôle de ses militants à la suite des événements du 19 au 23 janvier derniers. Évènements au cours desquels, l’UDPS s’était abstenue de joindre les forces politiques et sociales qui s’opposent aux manœuvres de la Kabilie afin de maintenir Joseph Kabila au pouvoir audelà de 2016. L’absence des leaders de ces partis cités, Bemba toujours détenu à la Haye dont le verdict est fixé sauf imprévu le 15 mars, et Tshikas toujours convalescent à Bruxelles, risque d’impacter sur les militants de ces partis orphelins de leurs leaders. Autre point qui puis bloquer la coalition c’est l’esprit radical de Tshisekedi réputé imprévisible.

PAUL MULAND

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