RDC: la Majorité présidentielle à l’heure des coups bas !

Il est étonnant de voir qu’à chaque nouveau développement de l’actualité politique nationale, certains sociétaires de la Majorité s’illustrent par des prises de position fragilisant systématiquement le camp présidentiel.

Avant même que l’Opposition ne se prononce contre certaines options levées par le pouvoir, c’est de la Majorité que monte assez curieusement la fronde. Tel est le cas avec la promulgation de la loi portant mise en place de nouvelles provinces par le Chef de l’Etat.

Alors que l’Opposition en est encore à lutter pour obtenir la révision du calendrier global, dans le sens de le rendre plus souple et réaliste, de la Majorité présidentielle est partie une note discordante contre la loi promulguée par le Chef de l’Etat.

En effet, des sources bien introduites nous apprennent qu’au niveau du MSR, l’on a vu d’un très mauvais œil cette promulgation. Au cours d’un échange dans le salon huppé de la Capitale, des bonzes de ce parti ont dénoncé le processus du découpage territorial ; l’accusant de porter les germes du glissement tant décrié par l’Opposition.

C’est-à-dire que le processus de découpage enclenché risque, à en croire nos analystes de la MP, de bloquer la Ceni et de conduire ainsi le pays à aller au delà du 20 décembre 2016 sans élection présidentielle. Et la sonnette d’alarme a été tirée à l’intention de l’opinion publique à travers la presse. Elle est vraiment drôle cette nouvelle manière de fonctionner de la Majorité présidentielle.

Solidarité à toute épreuve Rappelons que le MSR est le premier parti de cette formation politique a avoir crié au voleur s’agissant du respect des dispositions de la Constitution consacrant l’alternance. Il a été suivi par la suite par d’autres formations, surtout à l’occasion du vote de la nouvelle loi électorale au Parlement.
Ce qui étonne au sein de la famille politique présidentielle, c’est de voir que certains de ses membres sont carrément en train de relayer les thèses et la lutte de l’Opposition à l’intérieur de leur clan.

Cette attitude étonne beaucoup dans la mesure où le Chef de la famille ne s’est pas encore ouvertement prononcé sur la grande question qui surchauffe les esprits en ce moment. Dans une famille politique normale qui tient réellement à sa survie et à sa continuité sur la scène politique, nul ne peut prendre ure quelconque position en public tant que l’option officielle de la famille n’a pas encore été communiquée.

Faire le contraire s’appelle purement et simplement de la trahison. Car à quoi rime ce jeu qui consiste à vouloir à tout prix provoquer des vagues sur une mer calme alors qu’il n’y a pas de vent?
De toutes les façons, la sagesse politique dispose qu’au cas où sa famille politique prend une mauvaise option, que l’on discute à l’interne et que l’on claque la porte (en cas de non consensus) avant de contredire sa famille sur la place publique. Ça s’appelle de l’élégance politique car tant qu’on n’a pas encore démissionné d’un groupe, on reste tenu à l’obligation de solidarité.

Par LP

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