Elections en RDC: la Ceni mobilise les femmes

Des membres de la Ligue des Femmes Congolaises pour les Elections (LIFCE) ont pris part à un atelier de formation sous le thème « l’appropriation du calendrier global des élections ». Ouvert et clôturé hier mardi 03 février 2015 à la Maison des Elections, à Kinshasa/Gombe, cet atelier avait pour animateurs des membres du bureau de la Commission Electorale Nationale Indépendante, notamment Onesime Kukatula (Rapporteur adjoint), Chantal Ngoy Tshite Wetshi (Questeur) et Micheline Bie Bongenge (Questeur adjoint)”. C’est le Questeur adjoint qui a présidée la cérémonie d’ouverture.

Il était question d’apporter d’amples explications sur différents contours du cycle électoral 2014-2016. A cette occasion, les femmes membres des partis politiques ont été édifiées sur les enjeux et défis électoraux. Elles ont été suffisamment renseignées sur la préparation, le déroulement et la publication des résultats de chaque scrutin ainsi que la fiabilisation du fichier électoral, la stabilisation de la cartographie, etc.

Dans son exposé, le Rapporteur adjoint a soutenu que « le calendrier global publié par la Ceni est un calendrier Smart », ce qui veut dire qu’il est spécifique, mesurable, accessible, raisonnable et temporel. Parlant de sa spécificité, l’orateur a cité les onze scrutins à organiser (élections locales, municipales, urbaines, sénatoriales, législatives et. présidentielle). Et, il est mesurables parce qu’il a été conçu de manière à ce qu’il soit exécuté sans problème sur les plans logistique, personnel, etc. Et enfin, il est réalisable et temporel, car il est délimité dans le temps et dans l’espace.

Il a, en outre, souligné que « le calendrier est global, cohérent, légal, constitutionnel, réalisable et consensuel ». Selon lui, la Ceni a planifié un programme général, suivant chacune des activités à mener dans un délai légal. Enfin, l’organisation des scrutins suit une chronologie normale, selon les normes légales et le contexte congolais.

«Les femmes doivent se préparer»

En tant que femmes, le Questeur a exhorté les participantes à aller se préparer à la base, puisque s élections municipales, urbaines et locales sont celles qui ne demandent pas à un candidat ou à une candidate de disposer de gros moyens financiers. Elle a lancé un appel à toutes les femmes congolaises d’être prêtes pour les onze scrutins qui pointent à l’horizon. Actuellement, le problème, est celui de savoir quelles femmes vont postuler pour les différentes compétitions électorales; avec comme adversaires leurs propres consœurs ainsi que des hommes.

« Il ne faut pas rester sur le débat de la forme. Il faut plutôt aller sur le fond. Où sont les femmes actuellement ? … Pour les enjeux actuels, nous allons faire des élections qui vont s’intéresser à la gestion de la cité à la base. Donc, la femme doit être à l’écoute ‘et très éveillée, parce qu’il ne sera pas question d’argent pour être élue et que- la femme se retrouve dans son milieu naturel. Elle doit comprendre le travail qui l’attend », a-t-elle martelé.

Pour sa part, Thérèse Dikangu, Secrétaire générale de la Lifce a indiqué que son souci majeur est d’amener les femmes à une meilleure compréhension du processus électoral. Et, si les femmes arrivent à bien cerner les différents modes de scrutin, ces informations seront aussi répercutées sur l’ensemble de la population.
Par Dorcas NSOMUE

Commenter

Cliquez-ici pour commenter

Laisser un commentaire