RDC: Et maintenant?

Loi électorale promulguée, calendrier publié… que va-t-il se passer maintenant en République démocratique du Congo?

La commission électorale congolaise a publié un « calendrier électoral global » très attendu par la population. Tout n’est pourtant pas joué, il faut encore trouver le budget qui financera toutes ces élections. De plus, la loi électorale, très controversée et décriée dans des manifestations qui ont fait plusieurs morts, a été promulguée par le président Joseph Kabila. Toutefois, la disposition qui aurait permis à Kabila de prolonger son mandat a été retirée.

La commission électorale congolaise (Céni) a publié jeudi 12 février un « calendrier électoral global » qui fixe la date de la présidentielle au 27 novembre 2016.

Après les violences meurtrières de janvier provoquées par un projet de révision de la loi électorale, la mise en oeuvre effective du calendrier de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), prévoyant la tenue de sept élections en moins de deux ans, sera au coeur des enjeux politiques des mois à venir.

La RDC traverse une crise politique depuis la réélection du président Joseph Kabila en 2011, à l’issue d’un scrutin marqué par des irrégularités massives. Aucune élection n’a eu lieu depuis cette date. L’opposition soupçonne le président, à qui la Constitution interdit de se représenter en 2016, de chercher à retarder la présidentielle pour pouvoir rester en fonction au-delà du terme de son mandat.

Cinq scrutins annoncés

Un scénario qui pourrait se réaliser si, comme le craint Fidèle Balala, député du Mouvement de libération du Congo (MLC), les élections locales – prévues avant les présidentielles – ponctionnent tout le budget car très nombreuses. On compte plus de 130 « tâches » électorales locales. L’homme confie sa crainte que « le gouvernement puisse dire après qu’on n’a plus d’argent pour organiser les législatives et la présidentielle »

Un ministre avoue d’ailleurs sous couvert d’anonymat :

« Le montant qui est demandé par la Céni est d’environ 1,1 milliard de dollars », mais la République démocratique du Congo a un budget annuel de quelque 9 milliards de dollars et même avec l’aide de la communauté internationale, « nous ne trouverons pas ces moyens », dit-il.

Pour la communauté internationale, il était important de connaître cet échéancier pour décider du soutien financier qu’elle pourrait apporter au processus électoral congolais. De son côté, le rapporteur de la Céni, Jean-Pierre Kalamba, assure que le « calendrier est faisable, pourvu que les fonds soient libérés à la bonne date » et appelle la communauté des donateurs étranger à jouer « aussi sa part ».

Le projet de révision de la loi électorale amputé

Le projet de révision de la loi électorale avait donné lieu en janvier à des troubles au cours desquelles 27 à 42 personnes, selon les sources, ont été tuées, essentiellement à Kinshasa.

Les détracteurs du projet dénonçaient particulièrement une disposition liant la tenue de la prochaine présidentielle aux résultats d’un recensement général devant commencer en 2015 et qui, selon plusieurs analystes, pourrait prendre jusqu’à trois ans dans un pays parmi les plus grands et les moins développés au monde.

La nouvelle loi a été adoptée le 25 janvier, expurgée de la disposition contestée, et promulguée jeudi. Elle lie cependant potentiellement la tenue des législatives aux résultats du recensement. Ce scrutin devant avoir lieu avec la présidentielle, certains juristes ou opposants craignent que cette disposition puisse être utilisée pour retarder l’échéance de « l’élection reine ».

L‘Union africaine quant à elle regarde de près cette élection en République démocratique du Congo. Un émissaire a été envoyé pour connaître les « intentions » de Joseph Kabila. D’autres auraient également été dépêchés dans les pays où les chefs d’Etat pourraient être tentés de prolonger leurs mandats.

 

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  • Un pays incapable d’organiser ses propres élections et qui attendra que les finances viennent de l’étranger Et après on s’étonne que l’Occident puisque c’est bien de cela qu’il s’agit,se mêle de nos affaires.
    L’Afrique, après 55 ans d’indépendance, la plupart des pays sont incapables de grandir, ils attendent tout de l’homme blanc
    Et souvent on reproche à cet homme blanc d’avoir mis leur préféré à la tête de nos états
    Pauvre Congo! pauvre Afrique!