«A tout moment et n’importe où, les opérations militaires pour désarmer par force les rebelles de FDLR, Forces démocratiques pour la libération du Rwanda, vont commencer », a déclaré ce samedi 3 janvier à l’aéroport de Goma le représentant spéciale adjoint du Secrétaire général de l’Onu en RDC chargé des opérations dans l’Est du pays, le général Abdallah Wafy.

Pour ce responsable de la Monusco, après le constat fait la veille par les envoyés spéciaux et le gouvernement congolais, il n’y a pas d’alternative à l’option militaire, qui va être mise en œuvre. Il rassure également que des dispositions vont être prises pour que les populations civiles soient protégées.

«Naturellement les opérations qui vont être conduites viseront aller désarmer [les FDLR], le recours à la force ne sera en dernier ressort effectué que contre ceux qui vont, les armes à la main, résister et refuser de se rendre », a annoncé le général Wafy.
Selon lui, la Monusco et les FARDC ont déjà pris des dispositions pour que la traque des FDLR se fasse dans le respect des règles et du droit humanitaire:

« Nous sommes et nous demeurons une mission de maintien de la paix. Notre mandat, c’est désarmer, neutraliser tous les groupes armes, y compris les FDLR. La République démocratique du Congo est déterminée aussi, vous l’avez suivi de façon officielle [par le biais du] ministre de la Justice.»

Dans un communiqué publié jeudi 2 janvier, le gouvernement congolais a établi un bilan négatif du processus de désarmement volontaire – entamé depuis sept mois – de ces rebelles. Soit, 26 % de l’effectif total de combattants FDLR présents en RDC évalués à 1300 en octobre 2012. Kinshasa a alors annoncé que l’option militaire contre les FDLR était devenue inévitable.

«Nous allons aider les FRDC. Nous sommes très avancés dans le cadre des préparatifs. Et à tout moment, n’importe où, n’importe quand, ces opérations vont commencer », a assuré le représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’Onu en RDC chargé des opérations dans l’Est du pays.

Tout en reconnaissant la complexité de ces opérations, le général Wafy a souligné que la Monusco et le gouvernement congolais étaient déterminés à mettre fin et neutraliser tous les groupes armes et restaurer la paix dans la région.

Le général Bisengimana à Goma

Le commissaire divisionnaire de la Police nationale congolaise (PNC), Charles Bisengimana, est arrivé à Goma ce même samedi dans la matinée. A sa descente d’avion, il a déclaré à la presse locale qu’il venait renforcer la sécurité au Maniema, Nord et Sud-Kivu.

Il a expliqué que sa mission consistait aussi à évaluer la situation par rapport aux opérations encours et à venir afin que la police nationale assume sa mission régalienne :
«Il y a des opérations militaires qui commencent. C’est dans ce cadre que nous avons voulu effectuer un déplacement au Nord-Kivu pour que nous puissions faire une évaluation par rapport aux mesures sécuritaires qui doivent être renforcées le long de cette année 2015 et les besoins en rapport avec le matériel et la logistique que le gouvernement central doit accorder aux unités de la police en provinces pour renforcer la capacité opérationnelle des unités pour sécuriser correctement la population .»
Le numéro 1 de la police est arrivé à Goma pendant que la situation sécuritaire est décriée par la population. Et plusieurs fois, les policiers sont accusés d’être auteurs de l’insécurité dans les quartiers.

LRP