Fièvre Ebola : Premier cas enregistré à Mbandaka

 

La fièvre à virus Ebola continue son expension. Cette fois-ci, elle atteint une zone urbaine et très peuplée de la province de l’Equateur, à savoir Mbandaka, précisément dans la commune de Wangata. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) l’a confirmé ce jeudi 17 mai 2018. La situation est « très préoccupante » d’après les termes du communiqué de l’OMS. Près de 5 400 doses d’un vaccin expérimental sont d’ailleurs déjà arrivées à Kinshasa.

Par ailleurs, le bilan fourni par les équipes médicales et scientifiques sur le terrain est de 23 morts, dont un à Mbandaka, plusieurs dizaines de cas probables ou suspects. A la date du 15 mai, on en comptait 44 et rien que pour le mercredi 16 mai, onze nouveaux cas ont été enregistrés dans la zone de Bikoro, ce qui fait à ce jour au total 55 cas probables ou suspects.

Rappelons que la commune de Wangata où Ebola est apparu à Mbandaka, est dos au fleuve Congo. A cause de cette situation géographique, entre Fleuve Congo et Oubangui, « il y a un risque réel d’une amplification nationale et régionale » de l’épidémie affirme l’OMS. Hier, la circulation sur le fleuve Congo entre Mbandaka et Kinshasa n’était toujours pas contrôlée.

Dans cette ville carrefour, plusieurs centaines de contacts directs ou indirects ont eu lieu avec des malades. Les conseils sanitaires ne sont pas faciles à diffuser dans une ville d’un million d’habitants. « On ne va pas dire qu’il y a une psychose, l’affaire est prise très au sérieux. Le taux d’alphabétisation et d’information est plus ou moins limité, mais au niveau des médias, au niveau du gouvernement provincial, au niveau de la mairie, ils vulgarisent tant qu’il peuvent cette information. A Mbandaka, on ne se salue plus à la messe, il n’y a plus d’accolades, plus de salutations », témoigne cet habitant.

L’épidémie, selon le constat des équipes sur place, est entrée dans sa phase active. Donc le bilan est très évolutif et correspond aux personnes identifiées. En clair, plus le travail de surveillance et de constat est large et profond dans les zones touchées, plus le chiffre des cas probables et/ou suspects va gonfler.

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