SODEFOR, un bel exemple dans l’exploitation forestière en RDC

 

La Société de Développement Forestier (SODEFOR), l’une des principales compagnies forestières opérant officiellement en RDC, prêche de bon exemple dans l’exploitation de la forêt congolaise. Longtemps critiquée pour l’exploitation incontrôlée de ses forêts, la RDC peut aujourd’hui compter sur SODEFOR pour une exploitation responsable de ses forêts. Car cette société offre des garenties en terme d’une exploitation forestière durable et des respects des clauses sociales liées au cahier des charges. Ce, en faveur des communautés riveraines de concession forestières. Pour preuve, SODEFORE dispose de 15 concessions forestières, réparties dans « deux provinces forestières » de la RDC à savoir le Maï-Ndombe et la Tshopo.

Avec ses deux sites de transformation, respectivement à Kinshasa et à Nioki (Ex-Bandundu), SODEFOR emploie plus de 1.500 personnes faisant vivre directement environ 15.000 personnes et indirectement plus de 150.000. Et dans un pays à reconstruire, où l’Etat ne peut pas tout faire seul, cette société s’illustre depuis 1997 dans la construction d’infrastructures, notamment de routes et d’écoles, mais aussi de systèmes santé tant pour ses propres employés que pour les communautés locales.

Par ailleurs, dans le cadre des clauses sociales signées avec le gouvernement, SODEFOR a construit plus de 80 écoles de 6 classes, et pas moins de 60 centres de santé. À cela s’ajoute plus de 700 Km de route d’intérêt général, y compris 150 ponts. La santé n’a pas de prix, dit-on, SODEFOR détient également l’hôpital Général de Référence de Nioki, qui accueille plus de 20.000 malades par an. « Cet hôpital permet l’accès aux soins à l’ensemble de la population, avec un tarif probablement le plus bas parmi les hôpitaux et zones de santé de tout le pays », renseigne-t-on à Direct.cd.

Et pourtant, la RDC continue à faire face aux critiques et pression des organismes internationaux sur l’exploitation de ses forêts. De critiques qui, parfois met en mal le bon fonctionnement de l’industrie forestière en RDC. SODEFOR en a été souvent victime.

Et pourtant, cette société exploite légalement et dans les normes requises en la matière. À cela s’ajoute la situation économique fragile du pays, mais également les méfaits de l’exploitation artisanale et la pression internationale qui sévit dans ce secteur. Par deux fois, SODEFOR a failli fermer. « Nous avons passé des moments difficiles, parfois nous n’étions même pas capables de payer des salaires. Beaucoup d’autres ont préféré fermer, ce qui a détruit énormément d’emplois. Mais nous avons préféré tenir et persévérer, il reste beaucoup de choses à faire », explique une source proche de la société à Direct.cd.

La République démocratique du Congo (RDC) est considérée comme un acteur forestier majeur : la forêt couvre une grande partie de sa superficie évaluée à 2 345 200 km2. Elle renferme plus de 1000 essences identifiées dont certaines très recherchées dans le monde, comme le Kambala, le bois d’Ebène, le Tiama, le Sapelli, le Sipo, l’Accajou d’Afrique, le Wenge, l’Afromosia, le Limba, le Bomanga, le Limbali. En dépit de toutes ces énormes réserves, le pays n’est pas réputé comme un grand producteur de bois. En cause ? L’absence d’une bonne politique d’exploitation et de gestion de la forêt durant des décennies.

Loin de l’exploitation industrielle, c’est beaucoup plus une exploitation artisanale et incontrôlée qui fait des dégâts tant sur le plan économique que sur le plan environnemental. La SODEFOR, quant à elle, fait la différence en se conformant aux normes et clauses requises. À l’État congolais de soutenir pareilles entreprises qui prend en compte le développement de tout homme et de tout l’homme.

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