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mercredi, mai 27, 2020

La CENCO a échoué, une négociation directe Kabila-Tshisekedi s’impose en RDC
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Ils ont lancé l’appel au terme d’une médiation menée pour éviter un chaos après la date du 19 décembre consacrant la fin du deuxième et dernier mandat du président Joseph Kabila.

« Ce travail a relevé qu’il y avait beaucoup de points de convergence entre les parties prenantes. Cependant la Cenco (Conférence nationale épiscopale du Congo) a noté des divergences qui nécessitent des échanges directs », a déclaré lors d’un point de presse, l’abbé Donatien Nshole, secrétaire général adjoint de la Cenco.

Ces échanges directs devront, selon lui, porter sur la compréhension du concept du respect de la constitution, le calendrier électoral et le financement des élections et du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel Congolais (CSAC), le fonctionnement des institutions pendant la période de transition, les mesures de décrispation politique, le mécanisme de suivi de l’accord politique et la forme du compromis politique à trouver; points sur lesquels les parties divergent.

Le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, répète qu’il respectera la Constitution mais l’opposition le soupçonne de vouloir rester au pouvoir au-delà de son mandat en refusant d’organiser les élections ou en tentant de modifier la Constitution.

La Cour constitutionnelle a déclaré que le M. Kabila restera à son poste jusqu’à l’élection du nouveau président.

Lors de son point de presse, la Cenco a dit avoir considéré l’accord politique signé en octobre dernier mais aussi la feuille de route qui lui a été remise aussi bien par le Rassemblement, plate-forme des forces vives réunies autour de l’opposant Etienne Tshisekedi, et par la Coalition pour le respect de la Constitution constituée autour du parti de Jean Bemba, le Mouvement pour la libération du Congo.

Le climat politique est de plus en plus tendu en RDC à la proche de la date du 19 décembre.

N’ayant pas été organisées avant cette date constitutionnelle, les élections sont repoussées à entre mars et octobre 2018 grâce à un accord signé par le pouvoir et une frange d’opposants.

La majorité de partis d’opposition et des forces vives du pays rejettent l’accord et exigent la démission de M. Kabila au 19 décembre.

Le président Kabila a, lui, nommé un Premier ministre issu de l’opposition mais désavoué par sa famille politique.

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