Libération de Bruno Tshibala, Kabila lance un signal fort à l’opposition

Aussitôt après sa libération, il a été reçu par Etienne Tshisekedi, le leader du Rassemblement. D’autres libérations sont annoncées.

Lorsque Samy Badibanga a été nommé Premier Ministre, par le président Kabila, pour amener le pays aux élections dans la paix, plusieurs éditorialistes ont vu en cette nomination,  une occasion à saisir pour libérer l’espace politique, décrisper l’atmosphère et sceller la réconciliation et la cohésion nationales.

Les lignes bougent 

On s’achemine vers un amendement de certaines dispositions clés de l’Accord politique du 18 octobre dernier. Le Président de la CENI a déclaré au Bureau du Sénat qu’il est possible d’organiser les élections en 2017. L’idée, c’est d’organiser la présidentielle et les législatives le même jour, et de décaler les provinciales. Si l’on tient à coupler les trois scrutins, il faudrait augmenter les moyens logistiques, matériels et financiers. Cela suppose que de l’Accord politique conclu à la Cité de l’Union Africaine, dans son volet élections, il ne restera intacte que la seule option de la refonte totale du fichier électoral jusqu’au 31 juillet 2017.

Les affirmations du Président du Sénat devraient avoir un impact réel sur la durée de la Transition et la séquence électorale. Corneille Nangaa, cité par le Rapporteur du Sénat, Flore Musendu, a jugé convenable de se conformer aux exigences des partenaires étrangers de la RDC qui demandent à ramener les élections en 2017. Selon la CENI, les exigences des partenaires constituent un postulat pour la paix. Une paix nécessaire pour organiser de bonnes élections en RDC. Le Parlement et la Communauté internationale ont un rôle à jouer dans la mobilisation et l’augmentation du budget des élections. On rapporte que l’ONU a déjà mis deux avions et 16 hélicoptères à la disposition de la CENI.

Ce qui change

Au Dialogue de la Cité de l’UA, la CENI était allée soutenir la proposition d’organiser les élections vers novembre  2018. La Majorité Présidentielle, certains partis de l’Opposition et des organisations de la Société civile, qui avaient pris part au Dialogue, ont ramené les élections en avril 2018. Les partenaires étrangers, le Rassemblement des Forces politiques et sociales acquises au Changement et la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) sont pour des élections au troisième trimestre 2017. Voici que la CENI veut s’y conformer. Ces derniers jours, il y a eu plusieurs appels à un large consensus autour de la date des élections et de la gestion de la Transition. Il devient évident que les principaux protagonistes de la crise actuelle vont devoir, dans les jours à venir, se retrouver autour d’une table pour s’accorder sur la suite du processus électoral. La CENCO, soutenue par la Communauté internationale, mène une médiation censée déboucher sur un compromis politique assez large. Pendant ce temps, à Washington, plusieurs acteurs politiques et sociaux congolais, toutes tendances confondues, intervenaient au Congrès américain sur la crise politico-électorale en cours.

La Pros.

1 Comment

  1. La décrispation du climat politique par la prise en compte des désidérata majeurs de l’opposition radicale permet au pouvoir d’énormes dividendes de crédibilité auprès de la communauté internationale et autres institutions financières.

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