Trump gagne, Kabila trinque!

Le monde entier s'est réveillé dans la stupeur avec l'élection de Donald John Trump comme 45ème Président des Etats-Unis, alors qu'à Kinshasa, Joseph Kabila et ses hommes exultent.

 

Mais c’est sans doute du côté de Kinshasa que le soulagement est le plus perceptible. Il faut dire que l’administration Obama s’était engagée très fortement pour le que président congolais Joseph Kabila quitte le pouvoir au terme de son deuxième mandat, le 19 décembre 2016 et avait apporté un certain soutien à l’opposant Moïse Katumbi. Les préparatifs de l’élection présidentielle, fixée finalement au printemps 2018 par un « dialogue » proposé par le pouvoir et contesté par une partie de l’opposition, devraient ainsi se poursuivre avec une moindre pression de la part des Etats-Unis. Joseph Kabila donne le ton : un communiqué de la présidence félicite Donald Trump pour sa « brillante élection » et fait part de sa « disponibilité » pour travailler avec lui à l’« affermissement des relations d’amitié et de coopération » existant entre la RDC et les Etats-Unis.

Le ministre congolais des relations avec le Parlement, Tryphon Kin-Kiey Mulumba, a tenu à rappeler qu’il avait prévu cette élection depuis de longs mois. « C’est l’échec de l’establishment, du politiquement correct, des professionnels de la politique et, d’une certaine manière, d’une politique basée sur la communication. Pour le reste, je note que les présidents républicains ont dans le passé été toujours plus proches de notre pays. Nixon, Reagan et Bush père ont été très proches du Congo », a-t-il ajouté.
De son côté, un général congolais désirant garder l’anonymat a déclaré au Monde Afrique : « C’est un coup dur pour les opposants qui ont beaucoup investi dans le club démocrate. Trump prône une politique de non-ingérence dans les affaires des autres Etats. Il va faire des Etats-Unis sa priorité. Clinton et Obama étaient des véritables leaders hégémoniques. » Conclusion du porte-parole du gouvernement à Kinshasa, Lambert Mendé : « Nous sommes des souverainistes. L’administration démocrate a voulu nous gérer comme une province américaine, ce qui nous déplaît fortement. Ses actions unilatérales, comme imposer des sanctions à des officiels congolais pour des problèmes de politique intérieure, donnent une impression de colonialisme. Nous exigeons désormais que ces sanctions soient levées. »

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