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lundi, juin 1, 2020

Pourquoi Kabila n’est pas pressé de traquer les FLDR?
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Les Nations unies attendent toujours le feu vert du président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila pour lancer une intervention militaire dans l’est du pays pour en chasser des rebelles rwandais, ont-elles fait savoir vendredi.

Selon le porte-parole de l’ONU Stephane Dujarric, M. Kabila n’a pas encore signé le document approuvant l’action programmée de l’armée congolaise et de la force de l’ONU malgré les appels en ce sens du Conseil de sécurité et du secrétaire général Ban Ki-moon il y a plus d’une semaine.

Evidemment nous effectuons des préparatifs pour cette action, a indiqué le porte-parole à des journalistes. Pour une opération d’une telle envergure, il est important que le gouvernement soit totalement partant. Les contacts se poursuivent.

La Mission des Nations unies en RDC (Monusco) se prépare à lancer une offensive contre des rebelles hutus dans l’est du pays mais le succès d’une telle opération repose sur l’implication active de l’armée régulière congolaise.

L’envoyé spécial des Nations unies pour la région des Grands Lacs, Saïd Djinnit, a participé à des réunions vendredi en Afrique du Sud, l’un des plus importants pourvoyeurs de soldats pour l’offensive prévue.

M. Djinnit a salué l’Afrique du Sud pour son solide soutien à la force d’intervention, soulignant qu’il escomptait une action militaire prompte et décisive contre les FDLR, avec tous les efforts possibles entrepris pour protéger la population civile, a indiqué l’ONU dans un communiqué à l’issue des discussions.

Les rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) avaient jusqu’au 2 janvier pour déposer les armes et se rendre, un ultimatum qui leur avait été imposé par l’ONU et des dirigeants africains.

La Mission de l’ONU au Congo, sur place depuis 1999, est l’une des plus importantes dans le monde, avec plus de 25.600 employés, dont environ 21.200 soldats, observateurs militaires et policiers, et près de 4.000 civils.

Les FDLR, dont plusieurs dirigeants sont accusés d’avoir participé au génocide de 1994 contre les Tutsi au Rwanda, compteraient aujourd’hui 1.500 combattants disséminés dans les montagnes boisées de l’Est congolais, frontalier du Rwanda et du Burundi.

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